Chapitre 4 : Les motifs de consultation

“J’ai des poches malaires”

“Docteur, j’ai une sorte de double cerne, plus ou moins gonflé certains jours, qui aggrave l’aspect fatigué de mon regard. Cela crée une ombre très disgracieuse sur la pommette. Qu’est-ce que c’est au juste ?”

“La poche malaire n’est pas une poche de graisse. Elle est la conséquence d’une ptôse du muscle orbiculaire, d’une fonte graisseuse au niveau de la pommette qui soutenait ce muscle et aussi d’une légère inflammation au niveau profond du périoste en regard de la poche malaire. Elle donne un aspect de double cerne, qui vieillit beaucoup le visage. On a souvent les deux, poche de graisse et poche malaire.”

Pour différencier une poche de graisse d’une poche malaire, le diagnostic consiste à appuyer sur l’œil pour le faire rentrer dans l’orbite. Par compensation, la graisse sort, mais pas la poche malaire située sous la poche de graisse. La poche malaire est très difficile à traiter de par ses multiples causes :

  • ptôse du muscle orbiculaire : le muscle se relâche et festonne, il fait des plis au niveau de la poche malaire

  • fonte de la graisse de la pommette, qui ne soutient plus la zone malaire

  • inflammation de la poche malaire

  • aspect de double cerne

> Les solutions:

l’acide hyaluronique et la cortisone. On diminue une poche malaire débutante en injectant une dose très diluée de cortisone au niveau du périoste très profondément, complétée par une injection d’acide hyaluronique dans le creux du cerne. On repousse ainsi la chirurgie de la poche malaire, une chirurgie relativement lourde, qui oblige à pratiquer un grand décollement du muscle pour le remonter et à pratiquer également une lipostructure sur la pommette. Tous les chirurgiens ne maîtrisent pas parfaitement cette chirurgie lourde du Lifting Musculaire Sous-Palpébral.

Poches malaires, avant - après (73%)

Les poches malaires:

une poche malaire modérée est comblée par une injection d’acide hyaluronique au cabinet médical. Si la poche est importante, on pratique un Lifting Musculaire sous palpébral (en dernier recours, car c’est une chirurgie lourde) associé à une lipostructure de graisse autologue de la pommette.