Les Complications Post-Chirurgie

  • . La plus fréquente et aussi la plus grave des complications, c’est l’œil rond ou scléral show de la paupière inférieure. La sclère est mise en évidence laissant apparaître un ou deux millimètres de blanc sous l’oeil, alors que normalement la paupière inférieure doit affleurer la cornée sans blanc visible. Dans ce cas, c’est que le chirurgien a coupé trop de peau. Pour éviter cette complication, il doit étudier avec beaucoup de minutie la laxité et l’élasticité de la peau avant d’entreprendre le lifting de la paupière inférieure. Si la paupière est laxe, en manque d’élasticité, le chirurgien peut remplacer la technique de résection de peau par la technique transconjonctivale, qui ne coupe pas la peau ou bien il décide de faire une séance de laser, qui va retendre la peau. Dans ce cas précis de laxité de peau, mieux vaut privilégier la qualité de la peau plutôt que la quantité à retirer. Mieux vaut garder les poches et les rides plutôt que modifier le regard. Car, le scleral show est une complication difficile à réparer. La technique de réparation consiste à reconstruire la paupière en retendant la sangle tarso-ligamentaire ou en faisant une canthopexie externe. Très souvent, on accompagne ce geste d’une lipostructure de la pommette, qui va favoriser la remontée de la paupière inférieure.

  • La seconde complication grave, c’est l’œil creux post-chirurgie. Le chirurgien a ôté trop de graisse au niveau des poches de la paupière inférieure ou bien trop de peau sur la paupière supérieure. Aujourd’hui, on corrige cette complication par une lipostructure en injectant de la graisse de la patiente.

  • La cicatrice visible, « je considère que c’est une complication ». Lorsque la cicatrice n’est pas positionnée dans le pli de la paupière supérieure mais au-dessus, réajuster la cicatrice est toujours possible, mais il faut réopérer. Au niveau de la paupière inférieure, si la cicatrice est trop basse et visible, on reprend la paupière pour remonter la cicatrice. Dans ces deux cas, les suites sont semblables à une chirurgie classique.

  • La lagophtalmie : c’est une complication irréversible, rare toutefois pour un chirurgien digne de ce nom. Le chirurgien ayant coupé trop de peau, la patiente ne peut plus fermer les yeux. Le risque est plus important sur des yeux globuleux (exophtalmes). Pour éviter cette erreur fatale, le chirurgien doit faire un test, qui va lui permettre de juger la laxité de la peau. A l’aide d’une pince, il mesure la quantité de peau à retirer, les paupières de la patiente devant rester fermées. Si elles s’ouvrent, pendant le test, c’est qu’il a pris trop de peau dans la pince, il lui faut réduire la quantité pour éviter une lagophtalmie.

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