Une Chirurgie Sur Mesure

Sydney Coleman, pionnier de la lipostructure (injection de graisse autologue), a introduit récemment la notion de respect des volumes du visage. Ces dernières années, le chirurgien avait pour habitude d’aspirer la graisse des pommettes et des joues, qui avait chuté sur la partie inférieure du visage, sans se préoccuper des volumes, ce qui était parfois catastrophique. A présent, le chirurgien respecte les volumes, ce qui lui permet d’être beaucoup moins agressif dans sa chirurgie des paupières. Il n’enlève plus les poches de graisse de façon systématique et il tient compte en priorité des cernes, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il est désormais fréquent de combler les cernes dans le même temps que l’on retire les poches de graisse. Et lorsque des petites poches de graisse sont associées aux cernes, il est parfois préférable de ne pas ôter les poches, mais de combler uniquement le cerne, ce qui fera disparaître visuellement la poche de graisse. Pour remplir le creux des cernes, le chirurgien pratique une lipostructure, une ré-injection de graisse prélevée sur la personne, sur le ventre ou la face interne des genoux. Une technique au résultat prévisible et stable contrairement à la méthode de transposition de poche de graisse, une technique rarement appliquée du fait d’un résultat imprévisible, la graisse transposée risquant de fondre davantage sur un cerne que sur l’autre.

Au niveau de la paupière supérieure, la lipostructure de graisse peut également recréer du volume autour du cadre orbitaire en comblant notamment un œil creux. Jusqu’alors, le praticien ne touchait pas à ce problème d’œil creux, il traitait uniquement la casquette, la peau en excès. Actuellement, les nouvelles techniques lui permettent de corriger les deux problèmes dans le même temps, d’où un résultat beaucoup plus harmonieux. « Depuis l’arrivée des nouvelles techniques, je suis moins agressif dans ma pratique de la blépharoplastie. L’ablation des poches au laser par l’intérieur de la paupière inférieure a permis une grande avancée dans cette chirurgie, mais aujourd’hui, je ne fais pas que cela. Je dispose d’un panel de méthodes, qui vont parfaire le résultat : je tiens compte des volumes, je traite les cernes, je remplis les creux, je défroisse les ridules au laser ou par une injection de toxine botulique ».

Autant de subtilité et de raffinement, que l’on ne retrouve pas dans la blépharoplastie classique, qui consiste à couper la peau en excès et à enlever les poches de graisse en creusant trop parfois. En outre, la peau se rétractant du fait de la graisse en moins, le regard s’en trouve souvent modifié en œil rond ou en œil creux. La cicatrice mal positionnée, donc apparente, et une légère modification du regard (scléral show) sont autant d’indices qui signent une chirurgie esthétique ratée.

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